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Colloque : Le journalisme à l'épreuve de la liberté

Lundi 29 Octobre 2012

Un an après celui consacré au "Droit du public à une information de qualité", le colloque "le Journalisme à l'épreuve de la liberté" s'attachera à étudier les modes d’appropriation de la liberté de la presse par les journalistes, en recourant notamment à une approche comparée en termes de pratiques professionnelles, de modes de régulation et d’autorégulation.


Tunis du 19 au 21 novembre 2012
Organisé par le réseau Théophraste,
avec le soutien de l’Agence Universitaire de la Francophonie.

Un an après celui consacré au "Droit du public à une information de qualité", le colloque "le Journalisme à l'épreuve de la liberté" s'attachera à étudier les modes d’appropriation de la liberté de la presse par les journalistes, en recourant notamment à une approche comparée en termes de pratiques professionnelles, de modes de régulation et d’autorégulation.
 
Trouver le juste équilibre entre liberté d'expression et responsabilité à l'égard de la société est le défi majeur auquel sont confrontés les journalistes dans cette période de libération de la parole et des consciences. C'est pourquoi les enseignants et les chercheurs du réseau Théophraste (réseau francophone mondial des centres de formation au journalisme) souhaitent consacrer cette deuxième édition des "Chantiers de la démocratie en Tunisie" à l'étude de cette question, clé s’il en est,du passage réussi de la Tunisie vers la démocratie.
 
Les progrès accomplis témoignent incontestablement d’une vitalité inédite du débat politique et d’un dynamisme remarquable dans le processus de changement démocratique engagé et auquel les médias, en dépit des tares avérées, ont sensiblement contribué.
Mais, comme cela est assez commun dans les périodes de transition, les avancées réalisées en matière de liberté s’accompagnent presque toujours de ratés parfois retentissants. L’euphorie de la révolution passée, les espoirs d’un vrai changement et de mise en place d’un processus efficient et durable de démocratisation sont souvent lents, voire parfois incertains et cahoteux. Ce que certains imputent au manque de culture démocratique, ou encore aux tentatives de « forces occultes » qui tentent désespérément de saboter toute avancée démocratique. C’est là sans doute où il faut voir les principaux défis de la période de transition que traverse la Tunisie. Une période qui, en dépit des promesses et de l’espoir qu’elle suscite, peut aussi se compliquer à cause des tentations de repli, et/ou tout simplement d’un manque de culture démocratique induit par des décennies de dictature et de pouvoir autoritaire.
Pourquoi les choses peuvent-elles être particulièrement difficiles pour les médias ? Il faut rappeler à cet égard que de tout temps la presse a fait l’objet des convoitises des pouvoirs, tous les pouvoirs. Considérée comme un allié important et incontournable pour conditionner l’opinion publique, on a toujours cherché à la soumettre, l’obliger ou la pervertir.
Aussi, lorsqu’on parle du rôle de la presse dans la promotion du débat public et de son influence sur le développement démocratique, l’on doit s’assurer d’abord qu’elle dispose des moyens adéquats pour le faire.  Particulièrement visée et contrôlée sous le règne des dictateurs, la presse peut aussi faire les frais de cette liberté un peu anarchique qui caractérise les périodes postrévolutionnaires comme la Tunisie en connaît.
Les axes du colloque
Le premier axe porte sur les questions de régulation et d’autorégulation de la presse. Le paysage médiatique en Tunisie souffre actuellement d’un certain flou juridique et déontologique et on a assisté à plusieurs reprises à des poursuites judiciaires contre des médias en vertu de certaines lois que l’on croyait caduques. Alors que les nouvelles lois, supposées remplacer le code de la presse de 1975 (les lois 115 et 116), attendent toujours les décrets d’application. Comment alors garantir un encadrement juridique adéquat pour une liberté effective de la presse dans une société en transition démocratique ? Et comment assurer cet équilibre entre l’effort de régulation et d’autorégulation pour que la presse puisse jouer pleinement son rôle sans tomber ni sous le contrôle étatique et la censure ni dans l’irresponsabilité et les écarts professionnels et déontologiques ?
Le deuxième axeporte sur la question de financement des médias (publics et privés) et qui menace aujourd’hui surtout les jeunes médias nés dans l’euphorie des lendemains de la révolution du 14 janvier 2011 dans leur indépendance voire dans leur survie. La réflexion portera donc sur l’indépendance des médias, entre financement public et privé.
Le troisième axe du colloque de novembre 2012, est plutôt d’ordre pratique. Il permettra d’engager la réflexion autour des questions de formation : Quelle formation pour les journalistes, notamment en période de transition ? Quelles actions les membres du Réseau Théophraste pourraient entreprendre –aussi bien au niveau de leurs programmes d’enseignement académique que d’actions ponctuelle de formation continue ou de recyclage- pour améliorer et renforcer les cursus de formation en journalisme, eu égard des nouveaux besoins en matière d’investigation journalistique et de respect desrègles d'éthique et de déontologie journalistique.
 
Il faut rappeler que le colloque sera également l'occasion de présenter les résultats deprojets de recherches communs engagés par des enseignants-chercheurs au sein du réseau Théophraste et initiés lors du colloque de Tunis en novembre 2011.

colloque_theophraste_19_21_octobre_2012_le_journalisme_a_l_epreuve_de_la_liberte.pdf Colloque-Théophraste-19-21-octobre-2012-le-journalisme-à-l-epreuve-de-la-liberté.pdf  (639.97 Ko)

Colloque : Le journalisme à l'épreuve de la liberté

Samira SAI (Radio Jeunes) Hédia BARAKAT et Olfa BELHASSINE (la Presse)
Samira SAI (Radio Jeunes) Hédia BARAKAT et Olfa BELHASSINE (la Presse)
Pascal GUENEE

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